Chronologie

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La Présentation de Catherine

Catherine Marie Pothier était une femme extrêmement indépendante et intelligente, douée d'une passion pour la poésie et d'une compassion incontestable pour ceux qui souffrait de maladie mentale. Elle était largement reconnue pour son service en tant qu’infirmière psychiatrique, travaillant avec des soldats tout au long de la Deuxième Guerre mondiale.

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catherine pothier catherine pothier

Premières années: 1899-1923

Son héritage - Catherine fut née le 28 août 1899 dans le village de Pubnico-Ouest en Nouvelle-Écosse. Elle était la deuxième fille de Jean-Henri Pothier et Hermance d’Entremont, et la plus jeune d’une famille de cinq enfants.

Dans ses mémoires, Catherine écrit qu’elle habitait ‘ une modeste maison traditionnelle’ et que les membres de sa famille étaient les seuls Pothier du village.

Elle décrivait ses parents comme étant ‘travailleurs et dévoués’- son père était pêcheur et agriculteur, et sa mère, chaleureuse et très occupée à la maison.

▼ Catherine et sa famille debout devant leur maison à Pubnico-Ouest. G-D: Laure-Irène, Hermance, Catherine, Jean-Henri, Stan, Sylvian d'Eon, Hiliaire.
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▼ Lors d'une visite des États-Unis, Catherine passe du temps avec ses parents et ses frères.
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▲ Henri, le père de Catherine, son frère Hilaire et un ami montrant leur prise du jour.
▼ La jeune Catherine avec sa soeur aînée Laure-Irène, profitant d'une journée printanière avec la fonte des neige.
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▼ Laure-Irène et Catherine, leurs cheveux coiffées de gros rubans. Leur père se prélasse à côté d'elles.
Catherine Pothier_Famille
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Années de scolarité: 1924-1932

Catherine a travaillé comme enseignante dans la région des Pubnico, au début de sa vingtaine. Elle poursuivit ses études d'infirmière, obtenant son diplôme de l’Hôtel-Dieu de Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 1932.

Elle déménagea ensuite à Montréal, en 1934, où elle fit un stage en soins infirmiers avec des malades mentaux à l’hôpital Saint-Jean de Dieu.

Au cours des années suivantes, Catherine travailla comme infirmière dans divers hôpitaux de Montréal et comme infirmière et gouvernante en service privé. C'était pendant les années de la Grande Dépression, et comme beaucoup d’autres gens, Catherine a eu du mal à se trouver un emploi à plein temps.

▼ Sur cette photo de journal, Catherine est la 2e infirmière de la gauche, deuxième rangée. La photo fut prise à l'Hôtel-Dieu, à Moncton, après la cérémonie de remise des diplômes. Les diplômés brandissent fièrement leurs diplômes et leurs bouquets.
Catherine Pothier Hôtel-Dieu in Moncton
First Salute Camp Edwards
▲ Catherine fait fièrement son premier salut au Camp Edwards au Massachusetts.
1920 Enseignante
▲ Catherine a travaillé brièvement comme enseignante à Pubnico-Ouest.
Liste des Graduées Classe des Gardes-Malades 1932
▼ Catherine a acheté cette étole en fourrure de phoque à Montréal parce qu'elle trouvait les hivers très froids dans cette ville. L'étole était en vente à 169 $ au lieu de 225 $, ce qui la rendait abordable.
1934 36 Montreal
Lady Hawkins Ship Lady Hawkins Ship

Voyages avant la guerre: 1934-1941

À l’âge de vingt-quatre, Catherine dût subir une chirurgie abdominale à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse. Ce fut après cette intervention, qu'elle se vit hospitalisée dans une institution psychiatrique à Dartmouth, bien que la raison ne fût pas claire. Suite à cette hospitalisation, elle accepta une invition du Père Daly Comeau pour aller se rétablir aux Bermudes, où il travaillait comme missionnaire. C'est ici que Catherine rencontra Mme Emmeline Pankhurst et écrit dans son journal qu'Emmeline «...avait été à la tête du mouvement des suffragettes en Angleterre.

1924 Bermuda Souvenir
▲ Mouchoir de poche souvenir des Bermudes. Au cours des années, Catherine a collectionné de nombreux mouchoirs de différents pays.
▼ Prêtre Daley Comeau.
Father Daley Comeau
Emmeline Pankhurst vote for women. Emmeline Pankhurst vote for women.
▲ Emmeline Pankhurst était une militante politique britannique du mouvement des suffragettes qui s'est battue pour le droit de vote des femmes.
▼ Catherine Pothier et Lorette d’Eon.
Catherine Pothier and Lorette D-eon
▼ Poème de la Saint-Valentin.
Valentine Poem

Suite des voyages d'avant-guerre...

On avait beaucoup parlé d'elle dans les journaux, mais elle avait finalement obtenu ce dont elle aspirait tant : ‘le vote pour les femmes’.» C'est cette rencontre avec Pankhurst qui aurait probablement déclenché en Catherine, son sens d'indépendance.

Catherine ne fut pas séduite par les Bermudes; le temps était trop chaud et le travail, démotivant. Pourtant, ce voyage marqua un tournant dans sa vie. Elle prit goût pour les voyages et s'épanouit grâce à cette liberté retrouvée.

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Années de Guerre: 1942-1946

Après s'être enrôlée dans le Corps infirmier américaine, Catherine passa l'année et demie suivante en entraînement à Camp Edwards, au Cape Cod, et à Camp Kilmer au New Jersey. Comme toutes les infirmières combattantes, on leur a conféré un rang relatif de 2e lieutenant. Plus tard, elle écrit dans son journal : «J'étais occupée. J'aime mon travail... J'étais lieutenant... Et quand je disais aux hommes qui travaillaient dans la salle hospitalière «soldats, sous-officiers jusqu'aux sergents» de faire quoi que ce soit, c'était un ordre qu'ils devaient obéir.»

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▲ Épinglette avec l'insigne du Corps infirmier de l'armée américaine. Catherine l'aurait eu porté sur la boutonnière de son uniforme.
▼ Brassard de la Croix-Rouge appartenant à Catherine. Ces brassards étaient utilisés pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale par le personnel militaire exerçant des fonctions d'infirmier.
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▲ Brassard de la Croix-Rouge appatenant à Catherine. Ces brassards étaient utilisés pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale par le personnel militaire exerçant des fonctions d'infirmier.
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▲ Catherine au Club des infirmières américaines à Tunisie, en Afrique du Nord.
▼ Catherine à l'extérieur des quartiers des infirmières du 114e hôpital de base en Afrique du Nord.
Catherine Pothier 114th station hospital Ferryville NA
Catherine Pothier_Camp Edwards_American Nurses Club
▲ Catherine en uniforme de cérémonie debout près de l'étang Koi à côté d'une maison italienne à Tunisie, en Afrique du Nord.
▼ Catherine «portant un chapeau» avec ses amis devant L'American Nurse's Club à Tunisie, en Afrique du Nord.
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Les années de guerre se poursuivent...

Catherine commença son service militaire en outre-mer et fut transportée sur le Santa Elena, faisant escale d'abord en Algérie, puis ensuite en Italie.

Catherine avait déjà 44 ans lorsqu'elle arriva en Afrique du Nord. On ne peut que s’imaginer son choc d'avoir besoin de vivre dans des tentes, de recevoir une machette pour protection, de dormir sous des moustiquaires et de participer aux exercices et marches militaires.

Avant la fin à sa carrière comme infirmière militaire «ayant atteint le rang de 1er lieutenant», Catherine remplit une «demande de naturalisation» pour les États-Unis et reçut son certificat de citoyenneté le 1er décembre 1945, à Trenton, au New Jersey.

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▼ Plusieurs articles et manchettes portant sur les événements et la fin de la Deuxième Guerre mondiale remplissent les nombreuses pages des albums de Catherine.
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Catherine Pothier Medals
▲ Médaille de la campagne Européenne--africaine - Cette médaille était décernée pour le service militaire américain au sein du théâtre d'opérations Européen--africain entre le 7 décembre 1941 et le 2 mars 1946. Médaille le la Victoire, Deuxième Guerre mondiale- Cette médaille était décernée à tous membres au service des forces armées américaines entre le 7 décembre 1941 et le 31 décembre 1946.
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▲ Catherine aimait conserver tous les talons de billets d'événements qu'elle avait vus, ainsi que des articles de journaux soulignant le travail des infirmières pendant la guerre.
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Dernières années: 1946-1969

Après avoir été libéré de l'armée en 1946, Catherine s’acheta une maison à North Billerica, au Massachusetts, près de l'hôpital des anciens combattants à Bedford, où elle travailla pendant 13 ans, jusqu’à sa retraite. Elle prenait sa retraite comme infirmière psychiatrique en août 1959. Tout au long de son séjour aux États-Unis, Catherine garda ses liens d'amité avec son amie, Marie-Thérèse «aujourd'hui DeLorey», et sa famille, leur rendant souvent visite à North Weymouth, au Massachusetts. En 1960, Catherine rentra en Nouvelle-Écosse et déménagea à Pubnico-Ouest. Elle est décédée le 31 juillet 1969 à l'âge de 69 ans et fut enterrée au cimetière derrière l’Église Saint Pierre, à Pubnico-Ouest.

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▲ Catherine en 1951. À cette époque, elle vivait à North Billerica, au Massachusetts.
Red Plymouth Fury Red Plymouth Fury
▲ Catherine était connue pour sa voiture sportive rouge, une Plymouth Fury, qui était équipée d'une transmission manuelle. Catherine ne savait même pas la conduire lorsqu'elle l'a achetée, mais elle a appris!
▼ Catherine dans son uniforme d'infirmière. En 1950, elle travaillait à l'hôpital des anciens combattants de Bedford, au Massachusetts.
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uniforme_d'armee
uniforme_d'armee

Catherine Pothier

Collectionneuse passionnée, Catherine documenta minutieusement une grande partie de son temps passé à l'étranger et aux États-Unis. Elle a compilé de nombreux albums où figuraient des coupures de presse et événements saillants, ainsi que des albums de photos de sa famille, de ses amis et de ses patients. Enfin, et peut-être surtout, ce sont ses écrits et ses dessins qu'elle a sauvegardés, réalisés par des patients prisonniers de guerre, qui sont les plus importants, car ils soulignent sa compassion pour les soldats.

Il existe une incroyable richesse de documentation, de dossiers, d'effets et journaux personnels et d'albums qui nous ont été légués. Ceux-ci nous permettent d'imaginer plus clairement la vie et le service militaire de Catherine Pothier.